CosmoVolt,
intuition électrique !
Le 22 septembre prochain se tiendra CosmoVolt le premier congrès innovation et prospective dédié à la peau et… L’électricité ! L’initiative est portée par le magazine Expression Cosmétique et animée par Re-Source ! Le projet ? Transformer un sujet scientifique émergent en opportunité concrète de différenciation, d’innovation et de croissance !
Pour cela, CosmoVolt connectera science, industrie et nouveaux usages avec un programme en 6 modules :
- Insights marchés et prospective
- Recherche scientifique : fondamentaux sur le concept d’électrome et avancées de la recherche
- Innovations ingrédients : nouveaux actifs cosmétiques mobilisant le concept de bioélectricité
- Innovations tests et diagnostiques : vers une signature électrique des états de la peau
- Réglementation et innocuité : penser le cadre d’une cosmétique augmentée
- Beauty-tech : visions et partages d’expériences d’une industrie en mutation
Sur le fond, il s’agit aussi de favoriser la constitution d’une pensée globale de l’électricité dans le soin. Celle-ci est encore trop fragmentée et l’électrome n’a pas encore la place que peuvent avoir le génome ou le protéome dans les visions programmatiques de la peau. C’est une histoire de recherche… Et d’écriture !
Au fil de nos rencontres avec les experts et à mesure que la matière du programme se précise, nous tenterons ici de poser les premiers jalons des récits d’une beauté électrique dont les voies originales, le sens et l’esthétique restent à inventer. Car l’innovation est toujours, aussi, affaire d’écriture. CosmoVolt est né de ce texte que nous avions publié en octobre dernier : « Électrome, une nouvelle vue sur le vivant ». La vitesse avec laquelle le projet d’un congrès s’est ensuite décidé indique peut-être un moment juste dans l’ère du temps. Et là, nous est venue une intuition, une manière d’hypothèse liminaire, un fil sur lequel une écriture pourrait s’accrocher et se déployer.
Et s’il y avait un dessein dans l’essor des nouvelles technologies, une direction commune à l’innovation ? Une force transcendante appelant à la réalisation d’une forme idéale. Quelque chose qui serait de l’ordre de l’aspiration vers la plus grande fluidité et la plus grande légèreté. Bien évidemment, comme tout modèle, celui-ci ne propose rien d’autre qu’un exercice de pensée. Mais les interfaces digitales, les connexions sans contact, la recherche d’interventions non invasives, nous paraissent autant de signes qui appellent de nouvelles relations à la matière. Comme s’il s’agissait de trouver un dénominateur commun dans l’infinie diversité des substances, un mode privilégié de communication et de transformation. Les techniques furent d’abord mues par l’énergie musculaire. La révolution industrielle fut rendue possible grâce à l’énergie fossile, soit le produit d’un très lent travail de la terre. Aujourd’hui, en mobilisant l’électricité, les technologies viseraient une énergie moins tangible, flirtant avec l’immatériel, à la fois énergie du vivant et du cosmos.
À cet endroit, nature et technologie trouveraient même un langage commun, voire l’espace d’une hybridation possible. À l’instar de CL1, l’ordinateur biologique, réseau neuronal programmable, vivant à l’intérieur d’un monde digital. Ou de la technologie Power-Over-Skin qui mobilise les courants électriques de la peau pour alimenter des dispositifs médicaux ou des objets connectés.
Et ici également, l’idéal de performance révélerait un projet profondément esthétique – vous savez, cette expérience kantienne du libre jeu de l’entendement et de l’imagination, autre rêve de communion des opposés. Ou, plus prosaïquement, l’expérience du courant passant entre deux êtres et suscitant l’idée d’une relation parfaite. L’anglais a un mot pour cela. Seamless. Fluide, harmonieux, sans accroc, invisible,… Sans couture.
Point de croisement entre idéal technologique et idéal esthétique, le soin électrique serait ainsi un horizon tout naturel de la beauté…